Parfums Français

Afficher les filtres

Affichage de 25–31 sur 31 résultats

Affichage de 25–31 sur 31 résultats

Si l’on pose la question à l’un d’entre nous, à quand remonte le parfum ? Le premier jus ? Quand s’est-il démocratisé ?

Nous aurions des réponses diverses telles que : 

  • le moyen-âge, 
  • ou la renaissance, 
  • et même l’antiquité ! 

Et si je vous disais que toutes ces réponses sont fausses, et que le parfum remonte à la préhistoire !

Eh bien oui, nos ancêtres avaient de résineux et de bois pour parfumer leurs aliments, ce qui fait d’eux les précurseurs olfactifs !

Puis au fil des siècles, l’utilisation du parfum s’est développée en parallèle de la variété de senteurs, vous l’aurez donc compris, derrière un geste du quotidien tout à fait banal, se cache une tradition ancestrale.

Les millénaires passent, le parfum devient un signe de luxe, les grandes maisons de haute parfumerie françaises telles que RP Paris et Maïssa Parfums apparaissent, le parfum se démocratise, devient rentable et célèbre.

Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire du parfum de France, et sa place dans notre environnement actuel, c’est par ici que ça se passe !

L’histoire du parfum à travers le temps

Bien avant d’arriver à l’époque des nouvelles parfumeries comme Les Parfums d’Igor, le parfum a eu une longue histoire.

Les historiens tiennent pour acquis que les fleurs étant venues sur terre avant l’apparition de l’homme, de fait le parfum était déjà là.

Comme dit dans l’introduction, nos ancêtres ont découvert les senteurs envoûtantes des fleurs dès leur apparition sur terre, l’histoire de la parfumerie débute alors…

Le temps passe et nous voilà au Néolithique !

Les senteurs aromatiques sont appréciées, puisque nos aïeux brulent les plantes afin d’embaumer leurs « plats ». 

Les récits antiques rapportent que les Sumériens préparaient déjà leurs propres élixirs, 4000 ans avant l’époque grégorienne, avec de la baie de bouleau, du miel, de la cire d’abeille, de la tanaisie ou du pissenlit.

Le berceau de la parfumerie

Autre temps, autres mœurs, les égyptiens développent le parfum, et on découvre les baumes, les résines, les encens avec des senteurs douces et agréables.

Les fragrances d’alors, sans distillation ni alcool, sont sous forme d’onguents odorants ainsi que d’encens, qui dégage d’agréables senteurs en brûlant.

On trouve le parfum sous forme d’huile, Le “kyphi”, à l’odeur sucrée et florale, dont la formule fut retrouvée gravée en caractères hiéroglyphiques, fragrance utilisée par les notables de cette époque.

Ce parfum à la composition riche et complexe a démontré que les égyptiens étaient capables de faire une synthèse chimique, ce qui est une véritable démonstration de force, et prouve l’importance des essences à cette ère.

Le “kyphi”, outre ses qualités olfactives, avait aussi des vertus relaxantes, et était recommandé comme médicament dans les maladies hépatiques et pulmonaires.

Les peuples commerçant les uns avec les autres, les Grecs découvrent le parfum, et sont définitivement conquis par le « métopion », composé d’huile de ben, de myrrhe, de cannelle et de résine.

Alexandre le Grand, du fait de ses conquêtes, permet à la parfumerie d’utiliser le safran, la cannelle, le styrax, et la myrrhe.

La parfumerie française au moyen-âge

Les siècles défilent, nous voici au Moyen-Âge.

Fini les senteurs parfumées, place à la médecine et à la pharmacopée !

La population usera et abusera de parfums à cause de la peste, qui frappa la France, ainsi que l’Europe, décimant plusieurs millions de personnes.

Les périodes de peste ont laissé des séquelles, et les plantes aromatiques loin de servir pour les fragrances, servent plutôt à purifier l’air, et d’onguents pour les populations apeurées par les pandémies.

Il faut souligner que l’eau à cette époque, est malheureusement perçue comme une menace, et les douches sont prohibées, malheureusement l’hygiène ne coulait pas de source…

Le parfum est alors utilisé par l’aristocratie française, notamment avec la « pomme d’ambre », ramenée de l’orient lointain, pour masquer le peu d’hygiène corporelle…

Le moyen âge voit l’apparition de la distillation, ramenée par les croisés des terres musulmanes, en même temps que l’eau de rose.

C’est aussi à cette époque-là, que l’on verra naître le plus ancien élixir à base d’alcool connu, en 1370 « l’eau de la reine de Hongrie ».

Celui-ci se compose alors de romarin, de lavande, de vin et de rose, ce n’est pas uniquement une senteur mais un médicament très efficace.

La renaissance de la parfumerie !

Quand on parle de renaissance, on ne parle pas que d’une époque prisée des amoureux d’histoire, on parle aussi de renaissance olfactive !

Curieusement, ce n’est pas la France ou l’Angleterre, mais l’Italie qui tient le quasi-monopole des ingrédients venus d’orient, grâce à ses navires marchands et ses comptoirs de commerce.

En effet, la république vénitienne veille jalousement sur son commerce de denrées précieuses, composé d’aromates, et d’épices, qui ont fait de Venise, une des villes les plus connues et riches d’Europe. 

C’est aussi le moment où L’Italie voit naître les industries du luxe, et devient un eldorado de la parfumerie, ou poudres d’iris, de violette, poudres à base de rose musquée ou de jacinthe servent pour les chevelures féminines.

Pour les jeunes femmes voulant embellir leur peau, les eaux cosmétiques à base de cannelle, de citron, de camomille ou de camphre font leur bonheur.

Pour les personnes amatrices de jus, les eaux de senteur à base de lys, d’ambre, de musc, de fleur d’oranger remportent un succès indéniable.

On trouve aussi des bains de bouche au clou de girofle, ou au romarin, des huiles à la rose, et des pommades à base d’orange ou citron, une vraie panoplie aromatique de premier ordre !

À la fin du 16ème siècle, hélas, L’Italie voit son déclin, laissant la parfumerie française prendre son essor, et lui ravir la première place.

Une montée en puissance fulgurante

Au 17ème siècle, les parfumeurs français, montent en grade et deviennent importants, et Colbert qui considère la parfumerie française comme une des composantes de l’avenir de l’industrie nationale, encourage vivement son développement.

Devenir maître gantier-parfumeur, demandait autrefois plusieurs années d’apprentissage laborieux, mais offrait en échange statut et fierté aux heureux élus.

L’essor de la parfumerie française est grandement aidé par les agriculteurs de la région de Grasse, où sont plantés orangers, rose, tubéreuse, violettes, œillet, et bien entendu le fameux et célèbre jasmin…

De plus, les compagnies françaises des Indes occidentales et orientales permettent un accès direct aux produits exotiques, ce qui donne aux parfumeurs un extraordinaire assortiment d’ingrédients qui donneront des parfums de France juste extraordinaires.

À Versailles, les courtisans du roi voient le parfum se manifester à travers divers accessoires odoriférants (sachets, mouchoirs, vêtements, éventails, gants parfumés, etc… ) qui permettent discrètement d’asseoir son rang social. 

Louis XIV, (qu’on appellera le “doux fleurant ” du fait de son amour immodéré du parfum français) n’aime pas tant voir qu’on lui prépare ses parfums, il aime aussi que l’on parfume son tabac !

En effet, le tabac (qui est dangereux pour la santé, rappelons-le) originaire d’Amérique du sud, est aromatisé à la demande, avec de la rose, du jasmin, de l’ambre, ou de la fleur d’oranger entre autres.

Le talent et le savoir-faire des parfumeurs français trouvent un puissant levier de succès, grâce à la passion des fragrances de la haute société française de Versailles, et permettent aux européens de découvrir les parfums de France si réputés.

Louis 14 vécut une tragédie, du fait de son amour immodéré pour les parfums…

En effet, il ne supportait plus que l’odeur de la fleur d’oranger, car il avait usé et abusé des senteurs jusque l’overdose….

Cependant malgré l’aversion royale pour les fragrances, le parfum est plus que jamais utilisé afin de masquer les odeurs, en utilisant des fumigations aromatiques, ou autres essences.

 

Le siècle des lumières

Le 18ème siècle ou siècle des lumières, voit un bond en avant dans la technologie olfactive, avec des appareils de distillation de plus en plus perfectionnés.

Les goûts changent, les senteurs animales sont délaissées au profit de fragrances plus subtiles.

Ce siècle voit apparaître de grands parfumeurs, comme :

  • Jean Louis Fargeon (fournisseur de la reine Marie Antoinette, et de la famille royale),
  • Jean-François Houbigant (fondateur de la maison de parfums Houbigant toujours en activité aujourd’hui)
  • et enfin Pierre François Lubin (apprenti de Jean Louis Fargeon, la maison de parfums Lubin est toujours en activité aujourd’hui)

Jean louis Fargeon, peut se targuer alors d’être le fournisseur de « la cour parfumée », le surnom qu’on donnait alors à la cour de louis XV.

Jean-François Houbigant quant à lui, propose des huiles à la rose, au géranium, à l’amande, et sa crème de rose aux limaçons est un vif succès.

L’eau de Cologne 

L’eau de cologne (ou « eau admirable ») trouve ses origines dans la grande botte.

Eau alcoolisée à base d’agrumes, c’est jean paul féminis, qui trouva la recette, et c’est son neveu, Jean-Marie Farina qui lui donnera ses lettres de noblesse.

Revigorante, subtilement parfumée, la senteur discrètement parfumée, « l’aqua mirabilis » fait de nombreux émules et imitateurs, on pourrait citer :

  • “l’English Fine Cologne”
  • “l’eau de cologne 4711” de Mülhens
  • Et enfin « à la reine des fleurs » de Louis-Toussaint Piver qui fut un énorme succès, et qui est encore vendue de nos jours.

“L’eau admirable» décennies après décennies ne cessera de charmer de nouveaux adeptes, ce qui permettra à un descendant de Farina, d’avoir Napoléon 1er et sa sœur Pauline comme clients, excusez du peu !

Pierre-François-Pascal Guerlain , fondateur de la maison Guerlain en 1828, inventera “l’eau de cologne impériale ” en 1853, et grâce à elle, sera promu « parfumeur breveté de sa majesté » par l’impératrice Eugénie.

Le parfum moderne

Les années passent, et nous voila dans la seconde partie du 19 ème siècle.

Fini le naturel, place à la synthèse !

Les odeurs artificielles apparaissent, se mêlent aux matières odorantes traditionnelles, ce qui donne des essences inédites.

En 1868, le principe odorant de la fève tonka, « la coumarine » est obtenu par le chimiste Perkin.

On retrouve la coumarine, dans le parfum “Fougère Royale” de la maison Houbigant Paris.

La vanilline est ensuite produite industriellement, et le musc artificiel est né.

En 1898, le parfum artificiel de la violette, l’ionone est mise au point par Tiemman, qu’on retrouvera dans “l’origan” de François Coty.

D’abord ostracisés par la parfumerie de luxe, car on les jugeait vulgaires et portant atteinte aux fragrances naturelles, la sortie de « Jicky » de Guerlain en 1889, fera taire toutes les critiques…

En effet, Pour la première fois, les produits de synthèse qui causaient une  “dénaturation” honnie des puristes, devenait soudain expression artistique. 

Ces nouvelles molécules, odeurs surprenantes et étonnantes, donnent des fragrances éblouissantes, et « Fougère royale » et “Jicky ” seront les ambassadeurs de la haute parfumerie, qui sera propulsé « l’art abstrait par excellence ».

Le parfum au début du 20ème

Coty, Guerlain, Houbigant, Bourjois, Caron, millet donnent à la parfumerie française une notoriété internationale, et les grands couturiers, voyant l’aubaine s’engouffrent dans la brèche.

Coco Chanel, que l’on ne présente plus, sort la révolution «  n°5 ».

Ce parfum, bombe olfactive en flacon, ouvre la porte à  l’union de la haute-couture et de la parfumerie, et de très nombreux couturiers lui emboîteront le pas pour le plus grand plaisir des consommateurs.

L’âge d’or du parfum

Pendant près d’un demi-siècle, de 1905 a la fin des années 50, les parfums sont de véritables bijoux d’orfèvrerie et d’artisanat, qui deviennent des produits mondialement reconnus

Début des années 70, le « marketing moderne » prend de l’ampleur, et de nouvelles techniques de vente apparaissent, donnant la primeur à la publicité et à la communication plutôt qu’au parfum…

Le mot d’ordre est de produire beaucoup et vite, de nombreuses fragrances sont alors des copies d’essences existantes, voire même des copies de copies…

Cela donnera lieu, selon les experts à une “cacophonie olfactive”, une baisse drastique de la qualité des produits, et un déclin de la créativité en parfumerie… 

Fin des années 80, de grands groupes naissent, comme Estée Lauder, L’Oréal, LVMH, ou Shiseido, et la parfumerie de luxe poursuit sa mue.

Autrefois artisanat de luxe réservé à une élite, c’est une grande industrie internationale qui s’adresse à toutes et à tous.

Les tendances du 21ème siècle

Loin d’avoir une industrie du parfum uniforme et standardisée, on a vu ces dernières années l’essor de la « parfumerie de niche ».

La parfumerie, et le parfum français, sont en perpétuel renouvellement, en recherche constante de nouvelles odeurs, c’est un véritable foisonnement olfactif, et la preuve que la parfumerie française a un riche patrimoine qui ne cessera de nous étonner !